Quart de fin de nuit

Cinq heures du matin. Seul sous le ciel immense, un peu vanné, je barre un sloop en frêne blond. Sous le roof, les copains ronronnent en cadence dans d’étranges senteurs de fauve et de houblon.

 

Nous allons au bon plein sous une jolie brise (environ douze nœuds fraîchissant au Noroît) . Je bois à pleins poumons l'iode qui me grise et plane, emmitouflé, le nez dans ma parka.

 

Sous le foc apparaît une aurore incertaine. Je fredonne in petto la Suite armoricaine et commence à rêver d’un bon arabica.

 

Et si je descendais m’offrir un ptit en-cas ?