Tant va l'autruche à l'eau

Une ineffable autruche allait chaque matin, 

qu’il plût, qu’il fît soleil ou que grondât l’orage, 

s’asseoir un tantinet dans l’eau du marécage 

pour apaiser le feu rongeant son popotin.

 

Elle entendit un jour : « Hello baby, ça gaze ? » 

C’était un super-cygne éclatant de blancheur. 

D’un seul trait, Cupidon transperça les deux cœurs :

tant va l’autruche à l’eau qu’à la fin elle se case.

 

Hélas, avec le temps, le bain la bassina 

et la belle eut envie d'un autre nirvana 

car le fier concubin, s’il se montrait vivace, 

ne pouvait coïter que sur l'aqua simplex.

 

Lassée d’aller à l’eau, la belle enfant se casse 

et son prince charmant ne fut plus qu’un simple ex.